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Austin
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Austin

Nicholas Austin
Austin tient son nom de son fondateur, Nicholas Austin, le premier colon à s'installer sur le Memphrémagog. Né en Angleterre en 1736, membre de la « Société des Amis » (on les disait quakers) et loyaliste, il quitta le New Hampshire durant la révolution américaine pour venir s'établir au Canada. Selon certaines sources, il aurait dès 1783 parcouru à pied le nord du Vermont, encore inhabité, pour atteindre le futur site de Newport, où il aurait acheté un canot à des Amérindiens pour poursuivre son exploration. Attiré par la rive ouest du lac, il l'explora systématiquement et fut particulièrement impressionné par la beauté et le potentiel qu'offrait un promontoire qu'on nommera un jour Gibraltar Point. Il présenta dès lors une demande aux autorités coloniales pour y obtenir des terres, construisit une cabane près d'un portage amérindien et commença à défricher. Il obtint avec 54 associés des lettres patentes pour des lots du canton de Bolton. À l'hiver 1793, il retourna au New Hampshire pour quérir sa femme et ses enfants, qu'il ramena avec meubles et provisions sur trois traîneaux tirés par des boufs. Ce sont donc les membres de sa famille qui, avec d'autres colons américains, furent les premiers à s'installer dans le canton dans les années 1794, 1795 et 1796.

Au fil des ans, le territoire comporta plusieurs hameaux.
  • Peasley's Corners à l'endroit du carrefour actuel du village
  • Head of the Bay sur ce qu'on appellera Sargent's Bay où fleurit l'activité commerciale (moulins à farine, moulin à carder la laine, scierie et magasin général) vers la fin du 19e siècle.
  • Thompson's Hill, qu'on appellera plus tard Millington, où Alexander Thompson, un associé de Nicholas Austin, construisit en 1796 le premier moulin à eau du canton de Bolton : une scierie et un moulin à farine dont les vestiges sont encore debout aujourd'hui.
  • Bolton Forest, tout près du lac Orford.

Pour un historique plus complet, nous vous invitons à consulter le dépliant «L'histoire du canton de Bolton et de la municipalité d'Austin» qui a été publié par le comité culturel d'Austin en juin 2001. Il est disponible en version imprimée à l'hôtel de ville ou en format pdf en cliquant ici.


Fessenden

Reginald Aubrey Fessenden a souvent été appelé un héros méconnu de l'industrie des télécommunications. Il est né à Austin (qui faisait jadis partie du territoire de l'ancienne municipalité d'East Bolton) le 6 octobre 1866. Intéressé par les sciences dès son plus jeune âge, à 15 ans, il demande à son oncle, un professeur de physique, pourquoi on entend le grondement du tonnerre alors qu'il n'est relié à aucun fil. Sa vie se poursuivra dans une quête sans précédent pour diffuser la voix humaine.

Au fil des ans, il sera professeur de mathématiques à l'université Bishop's, directeur du Whitney Institute de Hamilton Parish aux Bermudes, contremaître d'usine dans les chantiers d'Edison Machine Works, un emploi qui le conduira au poste d'assistant de laboratoire de Thomas Edison, un rêve qu'il avait longtemps caressé, et travaillera avec George Westinghouse. Il fut rapidement reconnu en tant que chercheur et inventeur brillant, devint professeur de génie électrique à Purdue University de 1892-1893, puis à l'Université Western Pennsylvania (maintenant l'université de Pittsburgh) de 1893-1900. Comme plusieurs à l'époque, il est fasciné par les théories de Heinrich Hertz. C'est le début d'une course contre la montre dans le domaine de la téléphonie sans fil.

En 1897, en observant les ondes concentriques qui se propageaient de l'endroit où un caillou qu'il avait lancé avait touché l'eau, l'inventeur trouve la solution aux problèmes qu'il se pose depuis toujours.

Pour obtenir plus de détails sur la vie de Fessenden, nous vous invitons à consulter le dépliant «Reginald Aubrey Fessenden - Abrégé de la biographie de Fessenden» rédigée par Françoise Hamel-Beaudoin, qui a été publié par le comité culturel d'Austin en septembre 2004. Il est disponible en version imprimée à l'hôtel de ville ou en format pdf en cliquant ici.


Lily Esther Butters

Lily Esther Butters est à l'origine d'une aventure extraordinaire vécue à Austin dans les Cantons de l'Est. Née le 5 mars 1894 à Newcastle, Angleterre, rien ne semblait destiner cette femme à une existence autre que celle de ses frères et soeurs.

Jeune fille du Yorkshire, elle épouse John William Butters à Southbank, le 1er août 1914. Lorsque le conflit mondial se dessine, celui-ci s'enrôle dans le régiment des Northumberland Fusiliers. En 1918, au retour de John, le couple a déjà un fils baptisé James Atkins. Que va devenir cette famille quand on sait avec quelle difficulté la Grande-Bretagne se remet de ses années de guerre? La famine s'installe dans le pays et il faut songer à s'expatrier. Heureusement les Butters ont l'avantage d'être des immigrants « choisis », une catégorie réservée aux habitants de la Grande-Bretagne et des États-Unis. Qui plus est, John est admissible à un projet gouvernemental fédéral administré par le Soldier Settlement Board (Commission d'établissement des soldats du Canada). Chez les immigrants, le Canada représente un endroit rêvé pour refaire sa vie et élever une nombreuse famille.

Les Butters venus au Canada pour fuir la pauvreté sont témoins, le 29 octobre 1929, de l'effondrement du marché boursier de New York. L'Amérique et le monde entier sont en crise : c'est la Dépression! Pour gagner leur vie Lily et John offrent leurs services aux familles de leur patelin et à celles de Magog. Norman, le frère de John qui a émigré avec eux, travaille chez les fermiers du village. Les années passent et les Butters voient leurs enfants grandir. Lily et John gagnent péniblement leur vie, mais ils jouissent d'une paix certaine lorsque la guerre se déclare à nouveau en 1939. L'année suivante sera particulière pour eux. James, l'aîné, épouse Janet Paton, une Écossaise de Magog. Le mariage a lieu le 11 septembre. Le plus jeune fils, John H. appelé aussi Jack, s'enrôle dans la marine de guerre le 28 janvier 1941. Quant à Cecil, le deuxième fils, il s'inscrit dans la Royal Canadian Air Force le 28 juillet de la même année. Et Norman épouse Alice Nobel avec qui il va résider à Oshawa, Ontario.

Pour obtenir plus de détails sur la vie de Lily Esther Butters, nous vous invitons à consulter le dépliant «Née pour aimer - Lily Esther Butters - Abrégé de la biographie de Lily Esther Butters (1894-1980) » rédigée par Françoise Hamel-Beaudoin, qui a été publié par le comité culturel d'Austin en mai 2005. Il est disponible en version imprimée à l'hôtel de ville ou en format pdf en cliquant ici.


Les églises

Présenter l’histoire des églises d’Austin, c’est retracer le parcours historique des communautés appartenant à des courants religieux différents qui ont peuplé notre municipalité au cours des XIXe et XXe siècles. Outre l’oratoire de l’Abbaye Saint-Benoît-du-Lac, la municipalité a connu quatre édifices consacrés au culte : L’église méthodiste Wesleyan (1825-1936), à Thompson’s Mills ou Millington, sur le chemin Millington; l’église catholique St-Luc-de-Millington (1897-1920), à l’intersection du chemin North et du Dixième Rang (chemin Galvin); l’église méthodiste New Connexion (1865-1968), à Peasley’s Corners sur le chemin Fisher près du chemin Nicholas-Austin, mais déménagée en 1974; et l’église anglicane Church of the Atonement (1865-1927), devenue catholique sous l’appellation Saint-Augustin de Cantorbéry, sise à l’angle des chemins Nicholas-Austin et Millington.

Pour obtenir plus de détails sur les églises d'Austin, nous vous invitons à consulter le dépliant «De 1825 à nos jours - Parcours historique des églises d'Austin», d'après le texte de Françoise Hamel-Beaudoin. Il est disponible en version imprimée à l'hôtel de ville ou en format pdf en cliquant ici.


L'Abbaye de Saint-Benoit-du-Lac

Le site de l’Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac est un joyau serti entre le mont Orford et le mont Owl’s Head qui se profile au loin. Il s’agit d’un splendide promontoire (nommé Gibraltar Point) qui s’avance sur la rive ouest du lac Memphrémagog.

Le secteur de cet emplacement exceptionnel avait été choisi et défriché au XVIIIe siècle par des loyalistes menés par le pionnier quaker du canton de Bolton, Nicholas Austin. Puis, le lieu sera préservé au XXe siècle par les moines bénédictins qui l’enrichiront d’une construction impressionnante. Saint-Benoît-du-Lac constitue l’icône d’Austin et des Cantons de l’Est.

Pour obtenir plus de détails sur l'Abbaye de St-Benoit-du-Lac, nous vous invitons à consulter le dépliant «Dom Vannier, un fondateur - L'Abbaye de Saint-Benoit-du-Lac», adaptation du texte de la causerie donnée par Dom René Salvas, o.s.b., à l'église d'Austin, le 29 septembre 2002. Il est disponible en version imprimée à l'hôtel de ville ou en format pdf en cliquant ici.


Les moulins Thompson

Le territoire de la municipalité d’Austin est le résultat de démembrements successifs au sein du Canton de Bolton. Et il y eut un jour où le coeur du village se situait non pas à la croisée des chemins Nicholas-Austin, Millington et Fisher comme c’est le cas de nos jours, mais plutôt au carrefour des chemins North et Patch. Le lieu fut nommé d’abord Thompson’s Mills, puis Millington en 1877, quand un bureau de poste fut ouvert dans le hameau. Millington fut l’un des plus vieux lieux de peuplement loyaliste des Eastern Townships. Les moulins étaient alors un équipement essentiel à la colonisation; aussi Nicholas Austin et Alexander Thompson construisent-ils les premiers moulins du Canton de Bolton, mais on ignore encore lequel des deux agit le premier!

Pour obtenir plus de détails sur les moulins Thompson, nous vous invitons à consulter le dépliant «Une histoire méconnue - Millington, le hameau disparu - Les moulins Thompson», d’après un texte de Serge Gaudreau, historien. Il est disponible en version imprimée à l'hôtel de ville ou en format pdf en cliquant ici.


Les cimetières d'Austin

Les cimetières de notre municipalité constituent les artefacts les plus considérables et les mieux conservés de notre histoire. À la fois musées et livres d’histoire, ils nous racontent le peuple-ment d’Austin, l’évolution des groupes qui s’y sont installés et leur attitude face à la mort (et à la vie). Ils nous apprennent également la trans-formation des pratiques funéraires, l’évolution des goûts dans l’aménagement des champs des morts et de leurs monuments.

L’aspect le plus frappant des cimetières d’Austin est assurément leur grand nombre : nous en avons retracé plus d’une quinzaine sur un territoire relativement petit.

Pour obtenir plus de détails sur les cimetières d'Austin, nous vous invitons à consulter le dépliant «Sur la Terre promise et enfin possédée - Les cimetières d'Austin», d’après un texte de Serge Wagner et Maurice Langlois. Il est disponible en version imprimée à l'hôtel de ville ou en format pdf en cliquant ici.


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